Plusieurs options se présentent à vous lors du rachat d'une entreprise, du simple rachat des titres au montage d'une holding de reprise...
C'est l'option la plus communément adoptée pour les petites entreprises...sans montage de société tiers servant à lever des capitaux, le repreneur avec sa banque mobilise en direct les fonds nécessaires à la transaction de cession.
Ce simple rachat de titre s'effectue, bien évidemment, au terme du parcours indispensable des audits d'acquisition ou "due diligence", à savoir la validation juridique et financière du montage par votre conseil qu'il s'agisse de votre avocat et/ou de votre expert comptable.
Un acte de cession doit alors être rédigé qui permet d'enclencher les processus de mobilisation des engagements bancaires, le paiement des droits d'enregistrement et la réalisation des formalités de publicité auprès du Registre du Commerce et des Sociétés.
C'est le montage juridique le plus courant pour optimiser le financement de la reprise lors d’un rachat de parts sociales ou de titres en bénéficiant du levier de l'endettement : la holding sert à recueillir des concours financiers extérieurs et d'un régime fiscal avantageux.
En fiscalité, plusieurs solutions s'offrent à la holding : le régime mère fille et l'intégration fiscale.
Le régime mère/ fille :
Le régime mère/fille (la société mère détient au minium10% des parts sociales de la société fille) se résume en l'exonération des dividendes remontés depuis la société rachetée au niveau de la holding (sauf une quote-part de frais et charges de 5%).
L' Intégration fiscale :
En matière d'intégration fiscale, l'imposition se réalise au niveau du groupe en effectuant une consolidation des résultats des sociétés du groupe.
Cette option pour le régime de l’intégration fiscale est possible aux conditions suivantes :
L’emprunt bancaire fait par la holding est donc intégralement déductible, contrairement aux emprunts contractés par une personne physique dont seuls 25% des intérêts sont déductibles.
La position de minoritaire permet de conserver un poids dans la gestion de l’entreprise grâce aux simples seuils de minorités.
De plus, la distribution de dividendes relève toujours d’une assemblée générale. Enfin, le repreneur peut ne détenir que 50 % de la société holding et détenir le pouvoir opérationnel de l’entreprise rachetée.
Cette holding peut permettre la prise de participations dans d’autres sociétés et de bénéficier d’économies d’échelle.
Il est important de ne pas réaliser la fusion de la holding et de la filiale trop rapidement après l'acquisition..une étude d'Oséo consacrée à la transmission des PME, réalisée en 2005 le souligne avec force : { Les entreprises restent fragiles tant que la dette « stérile » liée au financement de la reprise n’est pas remboursée }.
Il s’agit également de bien se faire assister, pour la mise en place d'une holding, à la fois par un avocat conseil d'entreprise et par un conseiller fiscal, ayant l'expérience de ces opérations.
Vous envisagez sérieusement de reprendre une affaire. Vous avez besoin d’une première information de sensibilisation ou, au contraire, d’approfondir certaines questions spécifiques que posent la transmission d’entreprise. Venez participer aux réunions organisées par le réseau « Passer le relais ».
Un repreneur néophyte ne fait guère le poids face à un cédant, et afin de multiplier les chances de réussite de votre projet de reprise, le réseau « Passer le relais » vous propose de vous sa formation aux techniques de reprise d’une PME.
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