Même si l’expérience et le savoir-faire sont déterminants dans le succès d’une reprise, certains éléments financiers sont à analyser rapidement pour évaluer la faisabilité de votre projet. En effet, dans la plupart des cas de reprise (personnes physiques ou morales), un emprunt bancaire est nécessaire pour financer l’achat d’une entreprise. Or, cet emprunt va peser sur les charges de l’entreprise pendant plusieurs années et diminuer d’autant sa trésorerie, sans que cela corresponde à un investissement directement productif.
Toutes les questions sur la faisabilité de financement de votre projet peuvent donc être résumées en quelques points :
Si les voyants sont au vert sur toutes ces questions, ce dossier de reprise peut être réalisable d’un point de vue financier.
A défaut, vous devez vous demander comment lever rapidement les obstacles à la faisabilité de l’opération.
Rappel sur les besoins réels de financement d’un projet de reprise :
Mieux vaut reprendre une entreprise plus petite au démarrage que de s’épuiser à vouloir financer une affaire dont le montage financier est dés le départ trop tendu.
La reprise d’entreprise nécessite de prendre des risques mais aussi de les assumer dans la durée.
Le montage juridique le plus courant pour optimiser le financement de la reprise :
Pour aller plus loin sur les différents montages juridiques possibles, vous pouvez contacter les conseillers de Passer le relais. Vous pouvez également assister aux réunions d'information générale et techniques sur la reprise d'entreprise.
Vous envisagez sérieusement de reprendre une affaire. Vous avez besoin d’une première information de sensibilisation ou, au contraire, d’approfondir certaines questions spécifiques que posent la transmission d’entreprise. Venez participer aux réunions organisées par le réseau « Passer le relais ».
Vous avez réalisé déjà votre étude de marché, et vous voulez maintenant traduire les résultats obtenus en prévisions financières. Pour cela, le réseau Passer-le-Relais vous propose de vous aider à réaliser un prévisionnel financier de reprise.
En construisant un plan de financement, puis un compte de résultat prévisionnel et enfin un plan de trésorerie, vous aurez une meilleure visibilité sur les forces et les risques de votre projet et un outil fiable pour convaincre vos financeurs.
Vous envisagez de reprendre prochainement une entreprise et souhaitez bénéficier d'un accompagnement personnalisé et sur mesure, découvrez nos Pack Adhérent Reprise. La solution la plus économique pour bénéficier des services des experts des Chambres de commerce et de l’industrie.
Plusieurs sources de financement existent. Pour connaitre les sources de financements les plus adaptées à votre projet, adhérez au réseau "Passer le relais" et bénéficiez des prestations d’aide à la recherche de financement et de réalisation de votre business plan.
Il s’agit de l’argent apporté par le repreneur (apport personnel) mais aussi par ses partenaires associés (famille, amis, salariés, investisseurs…).
Les fonds propres constituent le socle du projet et doivent représenter environ 30% du besoin de financement global.
> Exemple : Cas d'une reprise d’un fonds de commerce d'un montant de 150 000 €.
L’application de cette règle impose au repreneur d'apporter au moins 45 000 €.
Ainsi, ce seuil est essentiel pour déterminer votre capacité financière sur le marché de la reprise. Il correspond à la mise de départ minimale, en dessous de laquelle il vous sera impossible de convaincre un banquier ou d’autres partenaires financiers.
Si vos apports sont insuffisants, admettez que cette affaire n’est pas pour vous. Vous économiserez du temps et gagnerez en crédibilité. Ce ratio de 30% évolue légèrement selon les secteurs et les entreprises.
Cela dit, certains dispositifs peuvent vous permettre de compléter vos fonds propres si votre apport personnel initial ne suffit pas.
Depuis 2008, les particuliers peuvent souscrire au capital en numéraire et bénéficier d'une réduction d'impôts sur le revenu de 25% de leur apport (article 199 terdecies OA du Code général des impôts) dans la limite de 40 000 euros pour les contribuables mariés ou liés par un Pacs, soumis à une imposition commune et à 20 000 euros par an pour les autres contribuables.
En pratique, la réduction est donc plafonnée à 10 000 euros ou 5 000 euros selon la situation matrimoniale du contribuable. Les versements qui excèdent le plafond annuel sont reportables sur les quatre années suivantes. Etalé sur cinq ans, le montant total des versements ouvrant droit à la réduction d'impôt s'élève donc au total à 200 000 euros ou 100 000 euros, selon la situation du contribuable.
Pour en savoir plus, consulter la fiche d'information suivante : Apport de particuliers encouragé suite à la réduction d’impôt sur le revenu accordée pour les prises de participation au capital d’une PME
Ce sont des sources de financement aléatoires qui évoluent très souvent en fonction de la législation ou du contexte géographique et sectoriel.
En Ile de France, les aides actuelles sont réservées à des publics très spécifiques : demandeurs d’emploi, repreneurs de certains secteurs d'activités.
Découvrez les principaux dispositifs :
Ce dispositif permet de financer l’accompagnement et les conseils nécessaires à la réalisation de votre projet de reprise.
Certains dispositifs viennent faciliter le financement des projets ou la formation des dirigeants: Cap Entreprise pour les repreneurs.
Les conseillers de "Passer le relais" peuvent réaliser le diagnostic nécessaire à l'obtention de cette aide.
Ces prix n’interviennent à aucun moment dans le financement de votre projet.
Généralement postérieurs à la reprise, ils permettent cependant de recevoir un coup de pouce et une reconnaissance parfois très utile.
> Concours nationaux
> Prix et trophées franciliens
Ces investisseurs sont incontournables lorsque le projet de reprise dépasse une certaine taille, mais attention, ces derniers ont des intérêts et des exigences que vous allez devoir prendre en compte.
Leur objectif : réaliser à plus ou moins court terme une plus-value en investissant dans votre projet. Les niveaux de rentabilité attendue sont fixés dès le départ. Pour les sociétés de capital risque, cette rentabilité est d’abord analysée d'un point de vue purement financier. En fonction de la nature du fonds ou de l’investisseur, ces sociétés ont plus ou moins interventionnistes et ont un positionnement majoritaire ou minoritaire dans le capital.
Constitués en réseaux à l’échelle locale, les business angels ont pour objectifs de :
- devenir actionnaire minoritaire de l’entreprise ;
- intervenir en amont des phases clé : création et reprise ;
- contribuer au développement de l’entreprise en apportant leur savoir-faire et leur réseau.
Ce sont des particuliers et le processus de décision est parfois moins long que chez les investisseurs professionnels.Ces structures sont susceptibles d’intervenir sur des montants de moins de 250 000 €.
Le capital risque consiste, pour des investisseurs professionnels, à prendre des participations minoritaires et temporaires dans le capital d'entreprises naissantes ou très jeunes.
Cela permet d'améliorer considérablement le financement des entreprises à fort potentiel de croissance en créant des conditions favorables pour l'octroi de prêts bancaires. En effet, l'entrée au capital d'investisseurs constitue un formidable effet de levier pour accéder au financement bancaire.
Il permet également aux entrepreneurs de profiter de conseils avisés de ces investisseurs, de leur expérience, de leur carnet d'adresses, etc.
Il n'est d'ailleurs pas rare quequ'ils occupent un siège au conseil d'administration et interviennent dans les prises de décisions.
Les niveaux de participation minimum de ces sociétés dites de capital risque ou de fonds d’investissements se situent généralement au-dessus de 300 000 €. Certains acteurs locaux peuvent intervenir sur des montants inférieurs à ce niveau.
Chaque fonds a ses caractéristiques et ses cibles de prédilection. Si vous ne rentrez pas dans leurs critères, ne perdez pas votre temps.
Le choix de son investisseur dépend de plusieurs critères :
- stade d'intervention : la société de capital investissement intervient-elle en amorçage, en création, en développement ou en reprise ?
- statut de la société de capital investissement : public, semi public ou privé. Les critères d'entrée au capital d'une société peuvent varier selon la nature de la société qui détient le fonds.
- montant minimum et maximum accordés : il est inutile de contacter un fonds intervenant à partir d'1million d'euros alors que votre besoin en investissement est estimé à 200 000 euros.
- secteurs d'intervention : certains fonds sont spécialisés. Il est intéressant pour un entrepreneur de solliciter un fonds spécialisé car il pourra bénéficier d'une certaine expertise et d'adresses utiles de la part des investisseurs.
- couverture géographique : certaines structures interviennent uniquement à une échelle régionale (cas des sociétés de capital risque ou des fonds d’investissement de proximité).
Ce financement concerne généralement 40 à 70% des besoins de financement du projet de reprise.
Il s’agit de prêts octroyés par les banques avec une durée de remboursement allant de 5 à 7 ans.
Une des notions essentielles utilisées par les banquiers est celle de la capacité d’autofinancement de votre entreprise, souvent appelée par son acronyme, la CAF.
La CAF sert notamment à rembourser les emprunts à moyen ou long terme, à payer des dividendes, à renforcer le fonds de roulement, à financer de nouveaux investissements.
Elle se calcule :
L’emprunt bancaire va générer des intérêts, des remboursements annuels et nécessiter l’octroi par le dirigeant de garanties.
Le montant maximal des emprunts bancaires représente en général, 60 à 70% du besoin global.
Les banquiers vont chercher à évaluer les risques liés à la reprise de l’entreprise avant de vous octroyer un prêt :
L’essentiel de votre argumentation dans la recherche des financements consiste à répondre de façon convaincante à ces trois questions. Pour évaluer le montant des annuités de remboursement, utilisez un simulateur de crédit bancaire classique.
Quelles que soient la banque et la nature du projet, la décision d'accorder un prêt est toujours motivée par des éléments concrets présents dans le plan d'affaires ou business plan.
Le banquier sera particulièrement attentif à l'état du marché visé, au niveau de chiffre d'affaires prévu, aux bénéfices estimés, etc. Ces éléments traduisent la capacité de l'entreprise à rembourser son emprunt.
Afin d'éviter tout stress dans l'attente de la décision d'attribution de prêt, il est judicieux de demander, lors du premier entretien, quel sera le délai d'instruction du dossier. Selon les montants sollicités, il est fort probable que le dossier soit étudié dans une délégation départementale ou régionale : cela augmente le temps d'attente.
Il est alors inutile d'appeler le banquier tous les jours !
N’oubliez pas prendre contact avec le banquier du cédant qui peut contribuer au rachat.
Enfin, n’hésitez pas à consulter plusieurs enseignes afin de pouvoir mieux négocier et éventuellement de répartir les risques entre plusieurs établissements, si besoin est.
Didier Poirier -Responsable du service Transmission d’entreprise à la CCI de Seine et Marne
« Les imprévus sont nombreux, fluctuations économiques, difficultés humaines… Raison de plus pour chercher une entreprise qui vous corresponde au mieux tout en évitant le surendettement, premier facteur de défaillance des entreprises reprises. Il faut donc être spécialement vigilant dans son montage financier. Cependant ne perdez pas de vue que les deux tiers des reprises sont des succès. »
Certains prêts peuvent être octroyés à des conditions plus favorables: taux réduits, absence de contreparties, franchise de remboursement, etc.
Ces prêts bancaires interviennent toujours en complément de prêts bancaires classiques.
Les montants octroyés représentent généralement une part inférieure ou égale au montant financé par les banques classiques.
Il s’agit de prêts sans intérêt, sans demande de garantie et à la différence des autres financements, octroyé personnellement au repreneur.
Il peut donc compléter les fonds propres apportés par celui-ci tout en sécurisant les banquiers sur la qualité et le sérieux du projet. En effet, l’obtention des prêts d’honneur nécessite la réalisation d’un business plan et la présentation du projet par le repreneur devant un comité d’engagement. Enfin, les réseaux de prêts d’honneur souhaitent accompagner les projets de reprise d’entreprise dans leur développement (conseil) tout en facilitant le montage financier grâce à l’effet de levier généré par leur apport.
Le prêt d’honneur ne remplace pas un prêt bancaire, il en facilite l’obtention.
Au plan local, les banques s’appuient sur le travail effectué par la plateforme. Bien évidemment, si vous bénéficiez d’un prêt d’honneur, vous restez libre du choix de votre banque. Le prêt d’honneur a un effet de levier significatif : pour 1 euro de prêt d’honneur, les banques en moyenne accordent 7,8 euros de financement complémentaire.
30% des dossiers sont des dossiers d’aide à la reprise d’entreprise.
Le montant du prêt d’honneur dépend de votre projet et de vos besoins en fonds propres. La moyenne nationale des prêts d’honneur de France Initiative en 2008 s’élevait à 7 850 euros.
Les prêts de ces 2 réseaux ne sont pas cumulables.
Les emprunts bancaires contractés par le repreneur ou la société de reprise sont en général assortis de garanties. Ces dernières peuvent faire l’objet d’âpres négociations avec les banquiers et les repreneurs pour qui cette question va s’avérer cruciale.
C’est une contrepartie financière ou non qui permet au préteur de se prémunir du défaut de solvabilité de son créancier.Ainsi, hormis les prêts d’honneur et certains prêts aidés, les établissements bancaires vont exiger des garanties du repreneur : cautions personnelles, nantissements (garantie sur un bien incorporel : titres, actions), hypothèques (biens immobiliers) pour la mise en place du prêt.
Souvent incontournable, la garantie personnelle doit être évitée ou minimisée pour le repreneur puisqu’elle étend directement son engagement sur ses biens propres, au-delà des montants directement investis dans l’entreprise. Pour cela, il existe des organismes qui vont jouer le rôle de caution auprès des établissements bancaires. En général, elles assurent la garantie de 50 à 70% du montant de la dette.
Les principaux organismes qui dispensent des garanties en Ile de France :
Vous pouvez accéder à liste des acteurs bancaires spéciaisés dans l'octroi de garanties sur le site de l'APCE (voir le tableau récapitulatif) ou sur le site de la région Ile de France Créersaboite.
En cas de demande de caution personnelle, sachez que depuis 2005, l’entrepreneur individuel peut protéger sa résidence principale face aux créanciers.
Cette mesure d’insaisissabilité de la résidence principale nécessite le recours à un notaire pour opposer votre droit de propriété aux tiers et des publications légales.
Les sources classiques de financement sont les suivantes :
• Apport en fonds propres : 30 à 40 % dont prêts d’honneur, participations minoritaires.
• Crédits bancaires : 50 à 60 %
• Crédit vendeur : 5 à 10 %
Le crédit vendeur : terme communément employé pour désigner les délais de paiement consentis au repreneur par le vendeur d'une entreprise (le cédant).
Pour en savoir plus sur les sociétés de capital risque, allez consulter les sites suivants :
Trouver un business angel en région Ile de France :
Le réseau "Passser le relais" vous propose les services suivants pour vous conseiller et vous aider dans la recherche de financements.
Vous envisagez sérieusement de reprendre une affaire. Vous avez besoin d’une première information de sensibilisation ou, au contraire, d’approfondir certaines questions spécifiques que posent la transmission d’entreprise. Venez participer aux réunions organisées par le réseau « Passer le relais ».
Vous avez réalisé déjà votre étude de marché, et vous voulez maintenant traduire les résultats obtenus en prévisions financières. Pour cela, le réseau Passer-le-Relais vous propose de vous aider à réaliser un prévisionnel financier de reprise.
En construisant un plan de financement, puis un compte de résultat prévisionnel et enfin un plan de trésorerie, vous aurez une meilleure visibilité sur les forces et les risques de votre projet et un outil fiable pour convaincre vos financeurs.
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